Hawaii : jour 3 - sunset Haleiwa Envoyer
  • 30 décembre 2009, Haleiwa, Pipeline, surf...
Aujourd'hui, il ne fait pas très beau... Ça va être visite des surf shop et promenade. On passe tout de même prendre notre café à Pipeline, ça devient une habitude. Les vagues sont petites (2m aux séries) et un peu de monde. Le vent ne s'est pas encore levé. C'est joli à regarder mais on ne s'attarde pas trop. On va jeter un œil à Sunset qui n'a rien de dingue non plus. On trace donc vers Haleiwa.

On est accueilli par le fameux panneau d'entrée représentant un surfeur dans le tube et photographié par une horde de Japonais. On le prendra en photo plus tard. On arrive ensuite devant le plus vieux surf shop du North Shore, ouvert en 1969. Célèbre dans le monde entier, il apparait dans beaucoup de vidéos, livres et magazines. Il est juste avant le très célèbre Rainbow Bridge. On se prend évidemment en photo devant pendant que des gamins sautent dans l'eau. Il représentait, pour les surfers, l'entrée du North Shore avant la déviation : mythique quoi. On entre dans le surf shop. Au plafond, des dizaines de planches mythiques : Greg Noll, Hobbies, Dale Velzy, Mike Diffenderfer... de quoi faire pleurer le plus chevronné des collectionneurs. Pour le reste, ça reste un surf shop. Rien d'original si ce n'est que toutes les marques de surf semblent avoir fait une collection spécial Hawaii. On retrouve "North Shore", "Haleiwa", "Pipeline", "Hawaii" sur toutes les fringues. On achète évidemment quelques conneries. en face, le shop Volcom crache de la musique à fond... dans la rue. Rien de bien intéressant non plus mais ils louent des planches. L'occasion de surfer est parfaite, les vagues sont "petites". Je loue donc un longboard  surftech Bill Hamilton pour 18$ + 2 pour les sangles. Elle est rouge, elle va bien avec la voiture.

On trace sur le spot que je veux surfer : Sunset. Le vent s'est un peu levé, les vagues frisent les 2m aux séries et seulement 5 mecs à l'eau : parfait. Je me change et j'y vais. Ça fait bizarre de ramer dans le chenal quand on pense à tout ce qui s'y est passé. Je rame 10 bonnes minutes. L'eau est une vrai piscine et le fond rocheux est très profond. Ce qui n'empêche pas l'apparition de belles marmites dans la zone d'impact. Je reste assis à observer. Les séries sont longues à venir mais bien plus grosses que les intermédiaires. Elles décalent un coup à droite, un coup à gauche ce qui fait qu'on peut se retrouver trop à l'intérieur comme trop sur l'épaule sans bouger. Du coup, le lin up est large et on ne se marche pas dessus. Je décide d'attendre dans le chenal une série qui décale. En voilà une justement. Tous les mecs rament vers le large et se la prennent sur la gueule, je me positionne et je pars. Drop facile, bottom et... merde, un mec avec un short noir Da Hui, crane rasé et tatouage est derrière moi dans la mousse. Oups. Je sors immédiatement. Je retourne au lin up et je le vois qui arrive vers moi. Je lui fais un geste d'excuse, il me sourit en me disant avec un accent Brésilien que ce n'est pas grave. Ouf... Je me remet en position et j'enchaine ensuite 5 vagues. Certes je ne pars pas à l'intérieur (de toute façon monopolisé par un groupe de gamin et de vieux en gun) donc mes vagues sont plutôt molles mais elles ont assez de vitesse et de puissance pour me satisfaire. Et la deuxième section est plutôt sympa. Le vent s'est bien levé et je sors au bout de 2h heureux : j'ai surfer Sunset. Jessica a immortalisé cet instant avec mon appareil.

On rentre manger à l'appart et on fait une petite sieste avant d'aller rendre la planche et de visiter Haleiwa. On passe le pont et on trouve une rue commerçante. Plein de surf shop évidemment : Patagonia, Quiksilver, Volcom, ... des glaciers dont un apparemment très célèbre : Matsumoto vu la queue devant son magasin. Mr Obama y passait d'ailleurs ce jour là prendre une glace avec sa fille. A croire qu'il nous suit. Leur glace est en fait de la glace pilée dans un cornet en plastique (que l'on retrouve partout dans la nature) arrosée abondamment de sirop très très sucré. C'est dégueulasse. Bref, on va faire les surf shop et on tombe sur un mec super sympa. Il nous a entendu parler français et nous a dit que quelques mois avant, un français travaillant pour le petit futé était venu. Il lui avait collé un autocollant sur sa vitrine et lui avait demandé de faire - 10 % aux français. Tellement content de voir que des français étaient entrés dans sa boutique, il nous a offert plein d'autocollants et une remise de 20%.

L'après midi se passe et on fait un tour d'Haleiwa. On roule un peu dans la campagne vers l'Ouest. On passe des villages pommés, et des usines de cannes à sucres désaffectées. On voit que ce sont les quartiers de la classe populaire avec de maisons plus petites, moins bien entretenues et les habitants sont d'origine hawaiienne pour la plupart... mais leur jardin donne sur la côte. On s'arrête regarder entre 2 maisons : le sable est blanc, il y a un lagon paisible et turquoise où un Hawaiien se promène en stand up avec son fils. Plus loin, la barrière de corail fait déferler des vagues de 1m et plus un peu partout sans personne. A côté de nous un mec (tête de serial killer blanc) en lycra joue avec sa PSP en faisant le grand écart... no comment. En tout cas, c'est si paisible qu'on reste un peu savourer la dure vie Hawaïenne. La misère semble moins pénible au soleil...

On rentre en repassant par Haleiwa, toujours autant de monde chez Matsumoto, toujours la musique dehors chez Volcom. Haleiwa est une toute petite ville organisée en un port de plaisance, une rue commerçante à touristes et des habitations autour. Pas de vrai centre ville, ça fait bizarre. On fait une dernière halte sur un spot ultra populaire de Haleiwa, sur la rive gauche. Les vagues sont jolies et gentilles : 1m propre mais assez puissant mine de rien. La population à l'eau est composée de touristes débutants qui ne prennent aucune vague, de jeunes de 8 à 18 ans en shortboard, longboard et body, garçons et filles confondus qui ont un niveau à gagner un WQS. Ça taxe, ça bataille dans tous les sens pour choper les séries, on voit des airs toutes les 30s, des rollers snapés, des hang ten... incroyable spectacle. Ils ont tous un sponsor. Au bord, c'est les moins de 8 ans qui prennent la reforme de 20 cm. Le plus petit doit avoir 4 à tout casser. Ils enchainent vague sur vague essayant de faire des petites manœuvres. C'est un peu le spot d'apprentissage des futurs champions.

On décolle et on va sur Pipeline voir les dernières vagues de la journée.

Le soir, on va chez M. Pancho Sullivan pour finir de payer le loyer. Sa maison est collée à la notre. Sa femme nous ouvre, elle parle français après avoir fait ses études à Lyon. La salle à manger / cuisine est immense. Ses trois enfants sont là, adorables, ils veulent jouer tout de suite avec nous. La maman de Pancho est là aussi. Ils nous accueillent avec le sourire et on commence à discuter de l'appart, du jacuzzi que Pancho doit réparer, et je lui dis que j'ai surfé Sunset. Il me répond qu'il adore ce spot... ah bon ?? Il finit par me donner des tuyaux de spots sympas pas trop connus pour faire de la photo mais attention, demain ça sera trop gros. Il me dit qu'il sera à l'aube à Sunset car ça va être une bonne journée et que la semaine prochaine, une très grosse houle arrive. Tout ça avec un énorme sourire. Cool. On rentre dormir avec le sourire. Un Gecko nous regarde dormir.

Demain : levés le plus tôt possible pour choper ce qui sera le plus gros Pipeline de notre séjour.
 

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