Hawaii: jour 2 - East coast, Sandy beach, diamond head, waikiki Envoyer
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  • 29 décembre 2009, Pipeline, Sunset, Côte Est et Waïkiki...
Levés aux aurores. Le calme de la montagne aide à un sommeil profond et réparateur. L'aube a déposé sa rosée avec générosité. Tout est humide sous un ciel déjà bleu. On se dépêche de prendre un rapide petit déjeuner puis on va prendre un café au starbuck que l'on va boire sur la plage de Pipeline.
C'est nettement plus petit qu'hier et il y a déjà du monde. Ca reste bien meilleur que le meilleur des jours du meilleur spot de Bretagne... Je ne prend pas de photo et profite simplement du moment. Les gars enchainent tubes sur tubes. La population à l'eau a un peu évolué. Autant hier les pros étaient de sortis ainsi que les Hawaiiens expérimentés, autant ce matin on voit du Japonnais non sponsorisé, du gamin de 12 ans, de la bodyboardeuse déjà en bikini.
Un mystère est d'ailleurs apparu à nos yeux. Ma copine Jessica passe tout son temps dans l'eau à remettre en place son maillot dès qu'il y a des vagues. Et là, devant nous, une bodyboardeuse enchaîne les vagues en bikini, des tubes avec souffle, des rollos sans rien perdre. Ce mystère sera d'ailleurs un point soulevé plusieurs fois dans le séjour puisque beaucoup de surfeuses surfent en bikini. En regardant plus attentivement les photos (qu'est ce qu'il faut pas faire pour la science), j'ai comme l'impression qu'elles mettent systématiquement des maillots trop petits pour elles pour être sûr qu'ils restent bien en place. Serait-ce aussi simple? Je vais chercher des financements pour en faire un sujet de thèse...
Bref, après ce petit déjeuner avec vue, nous avons repris la voiture pour voir la fameuse vague de Sunset qui en fait n'est qu'à 1km plus à l'Est. Le temps s'est couvert un peu, dommage. Les photos du sable blanc avec cocotiers rend tout de suite moins bien avec des nuages. Pas grave, les vagues sont là. La plage est en demi cercle. A droite et au large : Sunset Point.

La vague pète au large, le pic n'est pas bien défini et il y a du monde. Ils ont tous une grande planche : gun ou longboard moderne. Une série arrive et on peut évaluer la taille à un bon 2m50 bien puissant. Au milieu de la plage, il n'y a rien. Un petit shorebreak insignifiant et un espace dégagé de vague jusqu'à l'horizon. La barre est donc un jeu d'enfant. A gauche, il y a Pancho Sullivan qui s'apprête à aller à l'eau avec son élève (une gamine Hawaiienne) pendant que Myles Padaka filme au bord.
La vague est un bowl : la gauche est courte et la droite creuse, tendue et rapide. Un longboarder y passe d'ailleurs un cheaterfive dans le tube... frimeur. Forcément, première vague de Pancho : un tube et un cut back "à la Pancho" c'est à dire avec une gerbe qui part à 12m. On a beau s'y être préparé, c'est tout de même super impressionnant. Son élève part sur la vague suivante, après un stall pour se caler super profond et ressortir sans toucher les bords, elle a enchainé un cut back bien tapé, un roller tail slide et un petit air grabé sur la fin... mouais, avec ça elle chope un 10 en WCT. Je ne sais pas qui c'est mais à mon avis on va bientôt en entendre parler. On prend quelques photos devant le bowl, on voit à droite la vague de Sunset de côté. Elle impressionne par sa puissance. Elle ressemble un peu à Guéthary mais en plus creuse, plus aléatoire et plus puissante. On ne se lasse pas du spectacle mais on a des choses à visiter.

On reprend donc la route vers l'Est. Les maisons disparaissent peu à peu laissant la place à la montagne à droite et les champs à gauche. On tombe vite sur une petite baraque de souvenirs kitchs remplie de trucs et bidules en tous genres. J'y achète une Hawaiienne montée sur ressort pour mettre sur le tableau de bord de la voiture ainsi qu'un mini Obama en short avec une planche de surf. La classe quoi.
On continue et on arrive devant le resort de turtle bay. La femme de Pancho nous avait dit qu'elle allait là se baigner avec ses enfants. On décide d'entrer. C'est classe, propre et surtout cher : 5 $ les 4h. Ca a intérêt à être bien. On trouve un parking entre l'hotel et le golf et on va à la plage.... super... l'hotel est construit directement sur la pointe devant un lagon. La plage est recouverte de transats payants et de gros touristes américains. L'eau est calme, c'est déjà ça. Jess peut se baigner tranquillement. J'y vais avec le masque. La faune est assez déserte. Les fonds marins ont été ravagés par l'urbanisation, et on sent que ça commence tout juste à revenir. J'arrive tout de même à trouver au bord extérieur du lagon pas mal de poissons. En sortant, je suis resté admiratif devant une petite murène léopard bien agressive malgré sa taille.
On repart au bout d'une heure toujours vers l'Est qui se transforme bientôt en Sud. La route est magnifique, on longe d'un côté des montagnes abruptes couvertes d'une végétation dense et luxuriante et de l'autre un enchainement de plages de sable fin devant une eau de plus en plus bleue. On passe le musée sur la polynésie, la vallée des temples, et le centre océanographique. Celui ci est posé au bout d'une digue en bois devant un lagon turquoise. On fait quelques haltes photos un peu partout.

Et on finit sur la plage de Sandybeach la bien nommée. On achète un petit sandwich. (spécialitée de là bas: les Tacos) L'eau y est particulièrement turquoise et surtout il y a un shorebreak connu dans le monde entier pour le bodysurf. Jessica un peu malade reste dormir sur la plage pendant que je m'adonne aux joies de l'enfermade dans le tube pendant 2h.

Des dizaines de visions de dingues et 4 l de flotte dans les sinus plus tard, on reprend la route cette fois du Sud pour aller visiter la plage de Hanauma Bay considérée par les gudies comme la plus belle de tout l'archipel Hawaiien. Au moment de tourner, un barrage de sécurité de flics plus shérif commence à m'engueuler pour que je circule. On croisera ensuite des dizaines de voitures de police. On a su après coup que M. Obama et sa petite famille avaient décidé de piquer une tête sur cette plage. Pas de chance, on avait pas l'intention de revenir.
On continu donc la route, ça devient de plus en plus habité, on se rapproche de Waïkiki. Les maisons sont de plus en plus grandes et la circulation de plus en plus dense. On passe devant Diamond Head (qui est un cratère), où on a trouvé le seul phare que j'ai pu voir. On s'est ensuite fait coincer dans un bouchon. On est sur la route principale de Waïkiki à l'heure de pointe. On cherche donc à se garer.
Une fois à pieds, on se croirait dans un Manhattan de plage : des buildings super hauts, des touristes en tong et en shorts et des boutiques de souvenirs, de surf, des bijouteries et des bars partout. Dans cette ville, le touriste est majoritairement Japonais. D'ailleurs les panneaux sont traduits en Japonais et certains restaurants à Sushi ne se sont même pas donnés la peine de faire une carte en anglais.
On trouve un passage entre 2 immeubles pour arriver sur la plage. Quelle déception. Les immeubles sont tous des hotels de luxe qui ont construit leur terrasse sur la plage directement. Pas de chemin entre la plage et l'immeuble. Les touristes sont entassés sous leurs parasols, les transats sont partout et les seuls Hawaiiens présents sont là pour servir les touristes en costume plus ou moins traditionnel. On prend quelques photos de principes, on passe devant le Moana hotel (premier hotel de Waïkiki) et on cherche la statue du Duke, petit hommage, photos et hop on repart.
On commence à être vraiment fatigués. En cherchant la voiture, on trouve un Apple store à côté du magasin Rolex. Immense. On y rentre par curiosité et une vendeuse parlant parfaitement français nous accueille. Trop contente de parler en français, elle nous lache plus et nous raconte plein d'anecdotes palpitantes qui lui sont arrivées dans ce magasin : "l'autre jour, Taj Burrow est venu. Je ne savais pas qui c'était et quand il m'a dit qu'il était sur le North Shore pour surfer, je lui ai dit de faire attention car les vagues sont dangereuses... il venait juste de gagner le Pipe Master (rire)...". On achète tout de même la dernière souris Apple et on rentre.

Waikiki, Diamond Head
Waikiki, Diamond Head

Une heure de route de nuit, sous la pluie, avec du monde, sans connaitre la route, sur un périphérique à 6 voies : c'est décidé, on ne reviendra au Sud de l'ile que pour prendre l'avion.
 

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