Hawaii : préambule Envoyer
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26/27 décembre 2009, décollage de Charles de Gaulle pour Honolulu...
Le voyage commence par 3h de train de Rennes direction Roissy-Charles de Gaulle. Arrivés tardivement, on découvre l'aéroport dans un froid Sibérien et on se dirige vers l'hôtel Ibis, réservé depuis longtemps à proximité du terminal. Ah, le voilà, on aura seulement pris 6 escalators, une navette, et un ascenseur. Surprise : notre promotion spéciale à seulement 35€ la nuit à 2 n'est pas dans l'hôtel à côté de l'aéroport ? Bah non, ça aurait été trop beau, c'est à 15 minutes de bus de là. Bof, au point où on en est. La chambre est... une chambre, on est là pour dormir. Levés 5h30 du mat, direction le terminal adéquat. Mouais, je voulais être large au cas où il neigerait encore mais 5h d'avance, ça fait peut être beaucoup, l'enregistrement des bagages n'a même pas commencé... Je vous passe l'attente. On décolle enfin direction Londres, à peine le temps de monter qu'on descend déjà. On arrive et là, c'est la course, notre terminal pour Los Angeles est à l'opposé et on a que 1h15 pour le chopper. On court, prend des ascenseurs, navettes, escalators... pour enfin arriver à la bonne porte.  Ils n'ont pas commencé l'enregistrement, on est large. On a même le temps d'acheter un sandwich anglais absolument immonde. Le temps passe, l'heure prévue pour l'embarquement est dépassée... on attend. Puis un message en anglais que j'arrive tant bien que mal à comprendre : un avion vient de subir un attentat aux USA. Foiré l'attentat, heureusement mais on passe au niveau de sécurité maximum pour tous les vols pour les USA. Ca se traduit par une fouille complète des bagages en cabine et un palpage complet du corps. Et comme j'aime la facilité, j'avais tout mon matos avec moi : 2 boitiers et 5 objectifs et Jessica le caisson étanche et l'ordinateur... Forcément, le caisson avec sa gâchette ça intrigue et chaque passage au scanner aura été suivi d'une explication. Enfin, ça passe. A noter l'organisation : ils sont 2 à la sécurité, on est plus de 300... ça va être long. Ça l'a été : 4h de retard. On a même eu le temps de regarder "Very Bad Trip" dans l'avion avant qu'il ne décolle. Bon bah on a d'ores et déjà raté notre correspondance pour Honolulu, plus besoin de stresser pour notre correspondance. Le voyage est long mais la perspective d'une eau chaude et de cocottiers aide à supporter le trajet. Arrivée à Los Angeles, il fait déjà plus chaud. Pas le temps de mesurer la température, on passe la douane facilement (je suis tombé sur un flic super sympa, moustachu, grosses lunettes à la chips, qui veut faire peur tout en restant sympa, il me faisait marrer, ça change des Anglais). On se dépêche de trouver le comptoir British Airways pour s'informer du prochain vol pour Honolulu. Il est 20h, on est levé depuis 5h du mat et on s'est tapé 9h de décalage horaire. En gros il est 5h du mat en France. Après des dizaines d'excuses et un plantage d'ordi, ils nous disent que le prochain vol où il y a de la place est prévu pour dans... 20h. Et merde, une journée en moins au paradis... en plus une houle de 60 pieds était prévue pour le lendemain (j'ai su après coup que des séries de 10m avaient pété à Waïmea...). Petite compensation, ils nous payent l'hôtel 5* Sheraton avec diner, petit déj et déjeuner.

C'est la moindre des choses et on en profite bien. Pétage de bide au hamburger et lit king size. On se fait une petite balade autour de l'aéroport sans trop savoir où on est. En tout cas, le décalage est déjà bien présent. En fait on se croirait exactement dans une série ou un film américain. Les mêmes flics, les mêmes immigrés mexicains partout avec des tatouages style gang,les mêmes voitures surdimensionnées où un 4x4 BMW passe pour une voiture sans permis. Par contre, l'américain est sympa ! On nous aide volontiers, pas d'énervement dans les queues, tout le monde sourit : ça change de la France. Bref, on quitte Los Angeles après un dernier hamburger dans le mac do (le moins bon de tous) de l'aéroport et c'est reparti pour 5h de vol direction Honolulu. Rien que d'entendre le pilote dire ça dans l'avion ça donne le sourire. Le vol se fait avec Delta Airlines : merdique. Un sachet de cacahuète pour 5h de vol, ça fait mal au cul. Enfin, on s'en fout, on arrive à l'aéroport de Honolulu !!!! On sort de l'avion et le personnel de l'aéroport est en chemise Hawaiienne et short. Ca donne le ton. On va récupérer nos bagages et le choc thermique est violent. Il fait nuit mais il fait 21°c. Mon pote Alex nous attend à la réception des bagages avec un collier de fleur. On part chez Budget louer une voiture dans son camion VW. Alex, grand bricoleur vit dans son camion et l'a aménagé à son goût : roots. Un crâne de chèvre lui sert de par buffle, et son nom Hawaiien lui sert de plaque d'immatriculation : Alika. Notre voiture est un peu moins roots : Chevrolet rouge tunning avec aileron, jantes alu et grosse sortie d'échappement : la grande classe à l'américaine. La boîte est automatique : assez bizarre à conduire au début.
On suit ensuite Alex sur un parking d'un snack à proximité pour boire une bière ensemble : une Kauai. On discute un peu et il nous indique la route à suivre vers le North Shore. Lui vit dans le Sud à Honolulu. On trace alors sur la Highway 1 : 2 x 6 voies limitée à 55 miles/h (environ 90 km/h) et il y a le droit de doubler par la droite. Assez stressant. Ah oui, autre chose, aux USA, à un feu, on peut tourner à droite même si c'est rouge, ça m'a valu pas mal de coups de klaxon. La route rétrécie de plus en plus, on prend la highway 2 en 2x2 voies qui finie par se rétrécir encore. On voit les premiers panneaux marqués North Shore et on passe devant Haleiwa. Il est minuit passé, on est archi crevé mais je reconnais tout de même Waïmea Bay. En fait, quasiment toute la route m'est familière. Ça fait tellement longtemps que je vois des photos et des vidéos de ce coin que je savais exactement où j'étais. Au seul feu du North Shore, au niveau du foodland (unique supermarché) on a pris Pupukea road qui grimpe bien dans les montagnes pour enfin trouver notre appart loué par M. Pancho Sullivan lui-même. L'appart est génial, lit king size, grande terrasse avec vu sur la forêt, déco à l'Hawaiienne, et jacuzzi. On ne s'attarde pas trop et on se couche, heureux d'être enfin arrivés.
 

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